Quoi de plus efficace que d'écrire pour exprimer ce que l'on ressent.Comme Primo Lévi l'a fait pour les camps,
Comme Victor Hugo pour la mort de sa fille Léopoldine.Comme moi je le fais "pour me guérir" comme dit Racine.La vie semble si agréable,Quand d'un seul coup, sans s'en apercevoir,Le retour à la réalité devient vite brutal.La perte d'un être cher fait plus de mal que l'on ne le croit...Toi qui me dis "C'est la vie" je t'en supplie taie toi.Un homme est si rapidement né, qu'il meurt déjà,Sa famille qui reste, hébété, sans un mot, ici, là.Mon dieu, si seulement j'avais eu le temps de te dire,Combien je t'aime et te le redire jusqu'à en pleurer, ne plus en pouvoir,Jusqu'à tant que toi, tu es compris mon devoir.Celui de te rappeler qu'où que tu sois, quoi que tu fasses,Nous serons toujours là, pour surmonter les impasses.Tu vas partir si brutalement, pas le temps d'être conscient.Que tout ce que tu étais pour moi c'était un être, doux, patient, innocent.Généreux dans tous les domaines, on ne pourra jamais t'oublier.Car seule ton image nous restera graver, Celle d'un homme, bon, gentil, dévoué.Qui, où qu'il soit, nous oubliera jamais.Papy je t'aime, quand je t'écris cela, des larmes coulent sur mon clavier,Des phrases entières que j'aurai tant aimé te dévoilées,Des rires que j'aurai tant aimé encore partagé à tes côtés,Mes pleurs que tu aurais si bien su réconforter.Penser que tu vas partir m'est "impensable",
Car t'oublier me semble inconcevable.
Je t'en supplie, écoute moi, regarde moi, car je t'aime, ne l'oublie pas...